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PAC Liban

 

Zone du projet


Le zone du PAC "Liban" s'étend au Sud de Beyrouth, entre Khaldeh et Sour (Tyre), et concerne une surface d'environ environ 615 Km2, soit presque 6% de la totalité du territoire libanais. Le littoral de la zone étudiée quant à lui est de 85 Km, soit 33% de la totalité du littoral. La zone du projet est définie a deux niveaux :
- la zone côtière nationale située au sud de la capitale Beyrouth,
- et au niveau opérationnel, les trois municipalités de Damour, Sarafand et Naquoura.

Problèmes et questions majeurs


La bande côtière libanaise (qui est longue de 210 Km), est caractérisée par une quasi-homogénéité des problèmes environnementaux rencontrés tout le long de la côte, et principalement par les problèmes de pollution des ressources en eau et de l'expansion urbaine. L'urbanisation côtière est la plus forte au Nord de Beyrouth, où il y a une forte densité de zones industrielles, de plages privées et de complexes hôteliers qui envahissent progressivement les terres cultivables restantes. Le secteur industriel est considéré comme étant une source principale de pollution de la mer et des sources d'eau. Environ 20.000 implantations ont été recensées et beaucoup d'entre elles n'ont pas de permis légal ou ne sont même pas situées dans des zones industrielles. De plus, l'éparpillement des industries tout le long de la côte a eu pour conséquence des implantations côtières. Ceci a conduit à la privatisation de domaines publics et, de fait, à une construction massive le long du littoral. Le tourisme est principalement concentré dans la ville de Beyrouth et dans ses environs, sous la forme de stations d'été, malgré le fait que l'eau soit considérée comme fortement polluée. Malheureusement, la privatisation des plages et la défiguration du littoral par les énormes complexes touristiques et par les usines n'aident pas à mettre en place des plans de développement durable du tourisme de la côte.
Les terres agricoles sont remplacées petit à petit par des industries et par des habitations. Au sud de Beyrouth, l'expansion urbaine a réduit l'espace agricole, surtout à cause de l'absence d'une politique nationale claire pour diriger et imposer la production agricole domestique. La dégradation du sol est manifeste. Les forêts côtières diminuent dramatiquement à cause du pâturage abusif, de la production de charbon de bois et de l'urbanisation. Il reste très peu de zones boisées sur la côte, même sur les bords des rivières Kalb, Damour et Awali. La faune de l'eau douce pâtit de la pollution, et particulièrement de celle des rivières libanaises. Mais il faut mentionner qu'il y a plusieurs points noirs le long de la côte, de grande valeur biologique ou naturelle ou encore qui offrent des vues imprenables et pour lesquels il est souhaitable d'élaborer des programmes de conservation rapides et conséquents.
Les instruments réglementaires et législatifs actuellement utilisés au Liban sont vétustes et obsolètes. Il n'y a toujours pas de loi cadre pour la gestion de la zone côtière, qui a jusqu'ici été substituée par des décisions ministérielles promulguées pour régler les questions sectorielles telles que la gestion des déchets solides, l'exploitation des carrieres, etc. Le chevauchement des attributions entre institutions concernées et le fait que les mécanismes ne sont pas dument mis en œuvre ajoutent à la dégradation de la côte et de ses ressources, car la protection et la gestion de la zone côtière sont sous la responsabilité de plusieurs ministères et agences publiques. Ajoutons à cela que les fonctionnaires sont soumis à des contraintes administratives, telles que salaires trop bas ou expertise insuffisante en matière de problèmes environnementaux.
En résumé, les principaux problèmes environnementaux sont entre autres :
· manque de plan global de gestion intégrée de la zone côtière et de législation correspondante;
· division et recouvrement des responsabilités ;
· cadre légal et régulateur vétuste ;
· limitation du nombre de fonctionnaires ;
· explosion du développement industriel hors des zones industrielles qui lui sont imparties ;
· empiètement du développement touristique et urbain sur les terres agricoles ;
· manque de politique agricole intégrée ;
· détérioration du sol et des espaces boisés ;
· pollution de l'eau de la mer due aux déversements des eaux usées ménagères et industrielles non traitées ;
· risque de pollution de l'eau potable et de mise en danger de la santé publique par les décharges ouvertes de déchets solides ;
· pollution de l'air dans les principaux centres urbains et leurs alentours ;
· une trop vague définition d'assistance externe aux initiatives de projet, par secteur;
· besoin d'assistance technique et de renforcement des capacités humaines et institutionnelles ;
· approche du « haut vers le bas » que le projet a principalement adopté lors de sa mise en œuvre.

Activités du projet


L'Agrément du Projet a été signé par le Ministère de l'Environnement Libanais et le PNUE en avril 2001, après que les activités préparatoires aient été finalisées. Il définit les éléments de base du projet, ce qui comprenait les objectifs du projet et sa stratégie, sa structure, ses différentes phases et leurs résultats, sa structure institutionnelle, les activités à mettre en œuvre au niveau du projet, les mécanismes de financement et de partage de coûts, les différentes institutions impliquées, le plan de travail général et le calendrier. Les éléments de base des différentes activités y sont également décrits, de même que les indicateurs de réussite, la procédure de contrôle et d'établissement des rapports et les activités de suivi à mettre en œuvre.
Les activités du projet envisagées sont :
· Gestion Intégrée de la Zone Côtière ;
· Gestion des Données et des Informations ;
· Gestion Intégrée des Ressources en Eau ;
· Développement des Zones de Protection Marine ;
· Gestion Intégrée des Bassins des Rivières ;
· Développement Durable du Tourisme ;
· Gestion Urbaine et Développement Durable ;
· Programme de Participation.

Résultats attendus


La mise en œuvre du PAC "Liban" va participer aux efforts nationaux et locaux visant à résoudre les problèmes des ressources de la côte et à stopper les dégradations naissantes infligées à l'environnement par diverses sources, dans le cadre d'une stratégie de gestion durable qui cherche également à promouvoir des objectifs de développement. Cela va participer à l'intégration des objectifs environnementaux dans les priorités de développement et dans les mesures de protection de l'environnement.

La mise en œuvre du PAC "Liban" et l'introduction de la stratégie de gestion de la côte va permettre aux autorités nationales et locales d'effectuer les choix en matière de développement, tout en cherchant à conserver les ressources et à tenir les engagements pris en matière de développement au vu des exigences dans le domaine de la protection de l'environnement.

Principaux résultats

 Le PAC Liban a permis de tester la pertinence et l’applicabilité des politiques nationales et des recommandations au niveau régional (zone du PAC) et local (trois municipalités sélectionnées) en plus de la réactivité des communautés locales par rapport à certaines questions telles que la protection des ressources côtières qui ne sont pas perçues directement comme ayant une influence directe sur leur qualité de vie. Pour ce faire, le Programme participatif s’est vu accorder une importance considérable au sein du projet. Rassembler les parties prenantes centrales et locales dans une discussion commune a été une avancée décisive dans la démonstration de l’importance de l’implication de la communauté pour permettre aux politiques nationales d’entrer en vigueur.Dans chacune des activités thématiques, plusieurs résultats d’importance nationale, régionale et locale ont été mis en valeur. Là où les lacunes étaient identifiées, elles étaient soulignées et des solutions étaient proposées. Ces solutions pouvaient être de type politique, réglementaire, légale, technique, administrative et/ou en relation avec la sensibilisation. Deux principaux documents politiques nationaux ont été élaborés dans le cadre de ce projet, le premier étant le cadre légal du Liban pour la GIRC, et le second la Stratégie nationale de GIRC.
Le programme de construction de la capacité était également un élément important dans les différentes activités thématiques et sous-thématiques. Le programme était composé de formations sur le terrain, de cours de formation organisés, de séminaires et de visites sur le terrain qui venaient compléter la formation des comités locaux travaillant sur des questions sectorielles telles que l’eau, les déchets, l’aménagement du territoire, etc. Que ce soit au niveau des autorités locales comme à celui du gouvernement central, tous se sont montrés très réceptifs à des sujets tels que l’Analyse systémique et prospective de durabilité (ASPD), la Gestion Intégrée des Régions Côtières (GIRC), l’Evaluation de la Capacité d’Accueil (ECA) appliquée au secteur du tourisme, les interrelations entre le patrimoine et le développement durable, la gestion intégrée de l’aménagement du territoire, les principes de l’Agenda local, la gestion de l’eau au niveau des zones de captation, etc. Le PAC Liban a permis d’établir des partenariats dans le contexte de plusieurs propositions de projets qui ont été soumises à des agences de financement dans une tentative de traduire les études résultant de ce projet en des projets et initiatives qu’il sera possible de mettre en œuvre.

Enfin, le PAC Liban a bénéficié d’une large couverture médiatique qui a permis la diffusion des objectifs, des activités et des enseignements du projet.
 

 

 

Publications/Documents

 
MAP Technical Reports 160: MAP CAMP Project "Lebanon": Final integrated project document
 

MEHDI, S. 2004. Coastal Area Management Programme (CAMP) Lebanon: Final Integrated Report. Split: PAP/RAC. pp. x + 253.

(Download CAMP Lebanon Final Report.pdf / 4048 kb)

 

Mehdi, S. 2004. CAMP Lebanon: Final report for Damour. Split: PAP/RAC. pp. 64

(Download DAMOUR ENGLISH REPORT.pdf / 704kb)

 

Mehdi, S. 2004. CAMP Lebanon: Final report for Naqoura. Split: PAP/RAC. pp. 56

(Download NAQOURA ENGLISH.pdf / 868kb)

 

Mehdi, S. 2004. CAMP Lebanon: Final report for Sarafand. Split: PAP/RAC. pp. 54

(Download SARAFAND ENGLISH.pdf / 938kb)

 

ARD. 2003. CAMP Lebanon: Integrated Water Resources Management in CAMP area with demonstrations in Damour, Sarafand and Naqoura municipalities; Final Report. Split: PAP/RAC. pp. xii + 113.

(Download IWRM Final report.pdf /1,7MB)

 

 

 

 

Report of the ICAM Training Course. (Beirut, October 8-10, 2003)

(Download CAMP_Lebanon_ICAM_TC_rep1.pdf / 100kB)

 

MAP-PAP/RAC. 2001. Agreement relative to the Coastal Area Management Programme – the project for Lebanon.

(Download CAMP_LEBANON_AGREEMENT.pdf / 1MB )

 

Owaygen, M. 2003. CAMP Lebanon: Tourism and Sustainable Development; Final Report. Split: PAP/RAC. pp. 63

(Download Tourism FINAL Report.pdf / 1.36 MB)

 

El-Masri, S. 2003. CAMP Lebanon: Cultural heritage component; Final Report. Split: PAP/RAC. pp. 40.

(Download Coastal Area Management Plan Final report.pdf / 241kb)

 
MAP CAMP Lebanon: Inception Report, PAP/RAC, 2002, Split, pp. 54. ENG

(Download Inception Report.doc / 1748 kb)
 

MAP-PAP-RAC. 2000. Agreement relative to the Coastal Area Management Programme (CAMP) – the project for Lebanon: Summary  

(Download CAMP Lebanon Agreement_Summary.pdf/322kb)

 

PAP/RAC. 1999. Coastal Area Management Programme (CAMP) Lebanon; Feasibility Study.

(Download CAMP Lebanon Feasibility Study.pdf/760kb)

 
 
 
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